Séminaire  "Penser les vieillesses"

La mise en scène de la vieillesse


Nos séminaires "Penser les vieillesses" s'adressent aux chercheurs, aux enseignants, aux étudiants, aux citoyens ainsi qu'à tout professionnel concerné par les vieillesses et l'avancée en âge des personnes. Le thème retenu pour l'année 2018 est : "La mise en scène de la vieillesse". Entrée libre. Bienvenue à tous.

Ce séminaire est organisé avec l'appui de la COCOF et de la Région Wallonne.


"Je n'ai pas 46 ans, j'ai 16 ans dans ma tête". Penser le vieillissement dans un métier de "jeune" : la danse contemporaine

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Pierre Emmanuel SORIGNET, sociologue, Laboratoire capitalisme, culture et sociétés, UNIL, Lausanne

 

Discutante : Elodie VERLINDEN, Chercheuse en danse, Centre RESiC, ULB

 

Mardi 11 décembre 2018 de 12 à 14 heures 

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Janne (15ème étage)

Plan d'accès

 

Entrée libre

 

 

Résumé

 

La question du vieillissement est devenue pour tous, bien qu'avec de profondes inégalités, une étape «normale» de l'existence. On ne parlera pas de la vieillesse comme d'un état mais comme d'un processus qui se déroule autant à 60 ans qu’à 35 ans alors même que les chances de succès pour décrocher un emploi dans la danse s’amenuise, que la sortie prochaine du métier modifie un style de vie jusqu’alors décalé. Aussi notre recherche en cours s’intéresse davantage à l’expérience du «devenir vieux» plutôt qu’à celle d’«être vieux». Dans ces processus, les autres interviennent de façon majeure, de sorte que le vieillissement est d'abord un phénomène relationnel. Les relations entretenues avec l'entourage professionnel et personnel et les interactions quotidiennes sont coproductrices du vieillissement, mais aussi des supports du processus. L’un des axes majeurs de la recherche sera alors de se centrer sur les vécus individuels du vieillissement.

On partira d’événements décisifs porteurs de ce vieillissement inscrit dans les corps ou symbolique : que ce soit la blessure, la paternité ou la maternité, une expérience professionnelle (audition, moment de création) mais aussi des relations avec les «autres», ceux qui ne partagent pas l’expérience du quotidien d’un danseur. Parce que le corps est l’instrument de travail du danseur, il repousse à la fois les limites de ce vieillissement et en donne dans le même temps une perception aiguë. C’est cette tension au cœur de l’expérience du danseur que nous essaierons de mettre en scène en nous appuyant sur les témoignages des danseurs ainsi que sur leur vécu corporel.

P. E. Sorignet

 

Pour en savoir plus ...

SORIGNET Pierre Emmanuel, 2012, Danser. Enquête dans les coulisses d'une vocation, Paris, La Découverte


Mettre en scène son quartier, mettre en scène sa vie. Résultats d’une enquête photo-participative sur le vieillir en ville

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Loïc RIOM, sociologue, chercheur associé à l’Institut de recherches sociologiques, Université de Genève et doctorant au Centre de sociologie de l’innovation, Mines ParisTech, Université PSL

 

Discutante : Madeleine SALLUSTIO, Laboratoire d'anthropologie des mondes contemporains, et coprésidente de l'Atelier d'hybridations anthropologiques*, ULB, Bruxelles

 

Jeudi 15 novembre 2018 de 12 à 14 heures 

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Janne (15ème étage)

Plan d'accès

 

Entrée libre

 

 

* AHA pour les curieux

 

Abstract

 

Étonnamment, la question des contextes locaux du vieillissement est encore peu traitée par les sciences sociales. Pourtant, le vieillissement en ville s’impose peu à peu comme l’une des questions pointues pour les sociétés occidentales. En partant de la notion d’habiter, ma présentation s’interrogera sur les modalités du vieillir en ville en décrivant comment les personnes âgées renouvellent, renégocient et réinventent leurs attachements à leur environnement urbain. 

 

Pour ce faire, je m’appuierai sur un travail d’enquête photo-participative menée auprès de vingt personnes âgées entre 64 et 91 ans dans l’agglomération genevoise. Il a été demandé à chaque participant de prendre des photos de son quartier. Ces photos ont ensuite servi comme base à un entretien. A partir de ces images, ma présentation s’intéressera au travail entrepris par les personnes interviewées pour mettre en scène leurs lieux de vie et leur quartier. Cette analyse permettra de mettre en avant les arts d’habiter qui lient ces personnes vieillissantes à leur environnement de vie. 

 

Loïc Riom

 


"Vivre avec", une campagne photographique sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes

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Publication

Jean-Robert Dantou, Florence Weber, 2015, The Walls Don't Speak. Les murs ne parlent pas, Heidelberg, Kehrer.

(Trilogie, résultat d’un dialogue de trois ans entre le photographe et l'anthropologue. Dantou et Weber accompagnée d'une équipe pluridisciplinaire en sciences sociales portent leur regard sur la folie.)


Jean-Robert DANTOU, photographe, Agence VU', Paris 

Discutante : Ermelinde MALCOTTE, philosophe des sciences et diplômée en santé publique, Espace Seniors, Bruxelles

 

 

Lundi 8 octobre 2018 de 12 à 14 heures 

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Janne (15ème étage)

Plan d'accès

 

Entrée libre

 

 

Des photos qui rompent avec les images misérabilistes et compassionnelles courantes de la thématique. Tout un processus et des questions sociétales à la clé !

 

Dans un contexte de refondation des politiques sanitaires et sociales en France, Jean-Robert Dantou, photographe, a mené avec une équipe de chercheurs en sciences sociales (coordonnée par Florence Weber et Agnès Gramain) une campagne photographique destinée à transformer l’image du handicap et de la dépendance. Basée  sur dix années de recherche pluridisciplinaire en économie et sociologie sur la prise en charge, familiale et professionnelle, de personnes handicapées ou dépendantes, cette campagne photographique a tenté de mettre en évidence la diversité des situations, le rôle majeur des familles, et l’absence de reconnaissance des salariés de l’aide médico-sociale à domicile. 

 

Le choix des situations mises en scène par le photographe s’est effectué collectivement et dans le respect des personnes, avec l’objectif de rompre avec les images misérabilistes et compassionnelles courantes et de briser la spirale du mépris et de la relégation qui touche par contagion les professionnels du handicap et de la dépendance. 

Lors de cette séance Penser les vieillesses, le photographe Jean-Robert Dantou reviendra sur le processus de cette campagne* ainsi que sur les questions sociétales (solidarités, coûts, etc.) qui l’ont porté. Il interrogera dès lors le pouvoir de ces mises en scène à changer les regards, les pratiques et les politiques. 

 

*portée par la Chaire Handicap psychique et décision pour autrui, la CNSA et l'Équipe MEDIPS.

 

 


Vieillir aujourd'hui. Des mo(n)des recomposés ?

Collection Intellection, Academia, Louvain-la-Neuve
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Sorti de presse aux éditions Academia à Louvain-la-Neuve. Mai 2018.

Un ouvrage imaginé à partir de trois années du séminaire "Penser les vieillesses"

Et coordonné par Sylvie Carbonnelle et Dominique Joly, CDCS.

 

 

La vieillesse s’est-elle modifiée ou est-ce le regard posé sur elle qui a changé ? La multiplication récente d’études a enrichi la connaissance du phénomène et ouvert la voie à d’autres discours que celui de l’alarmisme ambiant.

 

Cet ouvrage, conçu à partir de trois années du séminaire Penser les vieillesses, propose d’interroger l’évolution et la diversité des formes du vieillir. Il examine la manière dont la période contemporaine, les lieux et les espaces, les milieux sociaux et les conditions de vie, le genre et les normes morales configurent des vieillesses différenciées et des mondes en recomposition permanente.

 

Qu’est-ce qui a changé dans la manière de vieillir depuis le baby-boom ? Qu’en est-il de la puissance ou de la faiblesse des solidarités familiales ? Comment la migration à la retraite ou l’attachement à un territoire modulent-ils l’expérience du vieillir ? Quels effets la classe sociale produit-elle sur le processus de vieillissement ? En quoi les représentations liées au corps vieillissant jouent-elles sur les processus identitaires ? Ces questions concernent aussi et inévitablement l’ensemble d’une société en profonde mutation. 

 

Rendez-vous sur le site d'Academia.

 


Représenter le vieillissement dans la littérature de jeunesse, une affaire de transmission ?

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Marie-Hélène INGLIN-ROUTISSEAU, Docteur en littérature générale et comparée, Université Paris Nanterre

Discutante : Valérie CENTI, maître-assistante en langue française, Haute Ecole Charlemagne, Liège

 

 

Mardi 5 juin 2018 de 12 à 14 heures 

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Janne (15ème étage)

Plan d'accès

 

Entrée libre

 

 

 

 

La représentation du vieillissement, du passage de la vie à la mort, constitue pour l’enfant un moyen d’appréhender la temporalité. Pareille transformation ne passe pas seulement par la présence de la mort, de la maladie ou de la vieillesse. Dans la littérature de jeunesse, elle se dit aussi à travers une histoire symbolique de la succession des générations, une histoire qui, transmise aux enfants par leurs grands-parents, instaure une temporalité de la filiation. 

Pour autant, la restitution d’un tel passé n’est pas simple. La représentation d’une dégradation, d’une décomposition ou encore d’une hésitation dans l’exécution et la véracité du récit, rendent également compte des détériorations de l’âge, reliant la déconstruction du sens à la déconstruction du sujet. 

Dès lors, l’absurdité drolatique des situations, la tristesse de la perte dépassée par la reconstruction d’une ascendance, une esthétique de la naissance, de la vie, de la mort et de la renaissance, disent à l’enfant que la vieillesse n’est pas autre chose qu’un point de fuite à partir duquel le sujet se construit, une feuille, une branche, un moment de l’existence dans un cycle,  un arbre qui s’enracine, la certitude que nous habitons tous dans un arbre sans fin.  

 

 


Mises en scène historiques : raconter les "vieillards" des hospices - Bruxelles 1830-1914

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Sophie RICHELLE, historienne, MMC, ULB, Bruxelles

Discutante : Sylvie CARBONNELLE, socio-anthropologue, CDCS et METICES, ULB, Bruxelles

 

 

Mardi 8 mai 2018 de 12 à 14 heures 

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Janne (15ème étage)

 

Entrée libre

 

 

 

 

Froids, humides, mal éclairés, archaïques… dans l’historiographie, les hospices du 19e siècle sont racontés la plupart du temps comme des lieux d’abandon d’une misère extrême. Mais quelles archives président à cette mise en scène ? Les historiens sont-ils entrés dans les hospices ou se seraient-ils arrêtés sur le seuil ?

 

Grâce aux archives administratives du CPAS (centre public d’action sociale) de Bruxelles, il est possible de ne pas se limiter à des registres d’admission ou des règlements d’ordre intérieur dont la théorie ou l’abstraction ne se confirme pas toujours dans la pratique. Il est possible de pénétrer l’intérieur d’un quotidien, de mettre en scène autrement les hospices pour vieillards du 19e siècle. 

 

L’analyse microhistorique de ces espaces particuliers permet de s’attacher aux dimensions humaines, matérielles et sensibles qui les composent et les façonnent. Au cœur de l’analyse, il s’agit bien de comprendre l’expérience des personnes âgées : comment est éprouvée, vécue et ressentie la tranche de vie qui se déroule au sein des hospices. Difficiles à saisir, l’analyse des archives permet néanmoins de dégager les cadres, de dresser les conditions de ces vécus, les seuils des sensibilités , le désirable et l’intolérable d’une situation donnée, à une époque donnée pour des personnes données.

 

Une nouvelle mise en scène des hospices bruxellois du 19e siècle se dessine alors. Les hospices ne sont plus aussi froids et humides qu’ils n’y paraissent. Une fois ces hospices d’assistance publique du 19e siècle replacés dans leur contexte et mis en perspective avec les normes techniques et sociales de leur temps, il ne peut plus être question d’archaïsme des conditions de prise en charge. Une plongée dans ce monde permettra d’en saisir les nuances et les complexités. 

 


Feux de paille : jeunes colombes et vieux messieurs sur les écrans

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Mathieu ARBOGAST, sociologue, CEMS, Institut Marcel Mauss, EHESS, Paris

Discutant : Mathieu de WASSEIGE, docteur en langues et lettres, cultural studies, télévision studies, IHECS, Bruxelles

 

 

Mardi 24 avril 2018 de 12 à 14 heures 

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Janne (15ème étage)

 

Entrée libre

 

 

 

Jeunes femmes et vieux messieurs. En forçant le trait, les fictions télévisées peuvent être résumées de cette manière.

Les séries télévisées occupent une part considérable de la programmation. Elles contribuent fortement à nos représentations et à notre imaginaire. Elles existent aussi en tant que secteur économique et marché de l'emploi, dont les acteurs et actrices sont la partie visible. Cet objet trivial, familier, combine de deux manières différentes les inégalités qui frappent les femmes lorsqu'elles avancent en âge. Le seuil des 50 ans n'est pas seulement symbolique, car la proportion de comédiennes diminue drastiquement au-dessus de cet âge. Peu représentées à l'écran, contrairement aux hommes de 50 ou même 70 ans, les femmes subissent alors une deuxième inégalité. Car elles sont souvent représentées de manière plus négative, et leurs personnages renvoient l'idée que la sexualité n'est plus de leur âge. Cette double peine relativise l'idée d'une télévision plus féminine et égalitaire que par le passé, et met en évidence que malgré l'existence indéniable de personnages féminins forts et positifs, à grande échelle la télévision continue de mettre en scène des inégalités de genre importantes, dans lesquelles l'âge des femmes est une question centrale.


Danser à la fleur de l'âge : les plaisirs retrouvés

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Christophe APPRILL, sociologue de la danse, Urmis et Centre Norbert Elias, Marseille

Discutante : Elodie VERLINDEN, chercheuse en danse, centre RESIC, ULB

 

Mercredi 22 novembre 2017 de 12 à 14 heures 

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Janne (15ème étage)

 

Entrée libre

 

Il y a le plaisir du texte (R. Barthes) et le plaisir de la danse, celui des amateurs qui s’adonnent à un loisir simple.
 
Après une contextualisation de cette « passion ordinaire », rendant compte des danses qui s’y pratiquent, des types d’interaction (danses hétérosexuelles, danses de contact) et de l’évolution des fonctions du bal, Christophe Apprill aborde ici quelques aspects de ce que la danse fait aux seniors, à partir d’un terrain réalisé dans un dancing parisien, et de ses propres pérégrinations sur des parquets « où l’on se frotte, ce qui est peut-être pire que de se donner » (José Germain).

 


2018. Les cultures du bal, Presses Universitaires de Paris Ouest, Coll. Ethnographies plurielles, à paraître.

2017. Le goût du corps, Mercure de France.
2012. « Dancings parisiens au quotidien : un loisir de seniors », Ethnologie Française,

« Le Paris des ethnologues », n° 42/3, pp. 483-491.
2005. Sociologie des danses de couple. Une pratique entre résurgence et folklorisation, Paris, L’Harmattan.
2000. « Le dancing, un monde de la nuit l’après-midi », Les Annales de la recherche urbaine, « Nuits et lumières », n° 87, pp. 29-35.


Ethnographie d'un petit monde de personnes âgées au coeur d'un centre commercial

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Thibaut BESOZZI, sociologue, Laboratoire 2L2S, Université de Lorraine

Discutante : Valentina MARZIALI, sociologue, Centre Metices, ULB

 

Mardi 23 mai 2017

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Baugniet (rez-de-chaussée)

 

Entrée libre

 

 

« En 50 ans, les centres commerciaux sont devenus des lieux incontournables de la ville marchande, tandis que leur nombre est en expansion constante. S’ils sont effectivement fréquentés par de nombreux consommateurs (8 millions de visiteurs par an au C.C. Saint-Sébastien à Nancy), le regard ethnographique sur ces espaces permet d’y observer d’autres types d’individus qui n’y viennent pas pour consommer. Ainsi, des personnes âgées (majoritairement des retraités des secteurs ouvriers) se rendent régulièrement dans les galeries marchandes de certains centres commerciaux pour s’y retrouver, s’y abriter ou y flâner : jour après jour, ils construisent un petit monde de sociabilité à l’intérieur du centre commercial.

L’objet de cet exposé sera de préciser qui sont ces personnes, quelles sont leurs relations, et qu’est-ce qu’elles viennent chercher dans le Centre, si ce n’est des marchandises. De fil en aiguille, le propos engage une réflexion plus générale sur notre société de consommation et sur nos droits d’usage de l’espace (public) urbain. »

 

 

2017. La société des galeries marchandes. Un petit monde de personnes âgées au coeur du centre commercial, Paris, Ed. du Téraèdre.


La mobilisation des compétences professionnelles dans la pratique bénévole. Une nouvelle forme de revendication des retraités ?

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Soukey NDOYE, sociologue, membre du Laboratoire PHILEPOL, Université Paris Descartes

Discutant: Jean-Baptiste DAYEZ, psychologue social, Mutualités Chrétiennes

 

Mardi 25 avril 2017 de 12 à 14 heures

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Jeanne (au 15ème étage)

 

Entrée libre

Le bénévolat de compétences est-il pour les seniors une quête de valorisation d’un nouveau statut social et un moyen de résister à un système social qui participe à leur exclusion du monde production ?

 

Cet exposé tâchera de répondre à la question en s’appuyant sur les résultats d’une enquête menée auprès d’une grande association de retraités en France.

 

L’engagement bénévole des seniors sera ici réinterrogé à l’aune de la rencontre de deux mouvements.

D’un côté, la professionnalisation du secteur associatif qui mobilise des compétences des bénévoles ainsi que les logiques gestionnaires calquées sur le modèle de l’entreprise et du travail marchand.

Et de l’autre, une «police des âges» qui contingente les rôles et les statuts politiques, sociaux et économiques des acteurs et entraine une perte de valeurs et une démonétisation des ressources pour certains retraités.


Habiter, cohabiter : espaces, objets, activités, altérité

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Jean Paul FILIOD, anthropologue et sociologue, Université de Lyon 1 et Centre Max Weber/Tipo

Discutant : François DEMONTY, sociologue, Université Saint Louis Bruxelles

 

Lundi 20 mars 2017 de 12 à 14 heures 

 

Institut de Sociologie ULB, Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

Salle Jeanne (au 15ème étage)

 

Entrée libre

L’acte d’habiter, de nature anthropologique, mérite qu’on s’y intéresse en entrant plus concrètement dans les caractéristiques qui nourrissent cette «nature». 

 

L’espace. De la nécessité de délimiter ce qui relève de l’ordre de l’habiter de ce qui n’en relève pas (désordre ? chaos ?)… 

Les objets. La «culture matérielle», valorisée depuis plusieurs siècles par les anthropologues s’est invitée chez les sociologues pour interroger nos possessions et leurs significations. Habiter dans un espace complètement vide, est-ce bien raisonnable ? 

Les activités. Les espaces et leurs objets sont connectés à nos actions, quotidiennes ou exceptionnelles, qui permettent d’interroger les activités domestiques, leur organisation, leur distribution et leur raison d’être. 

 

Enfin, l’altérité. Quelle place pour l’autre dans l’acte d’habiter, qui est acte de cohabiter ? L’autre du même logement, l’autre du voisinage, l’autre que l’on reçoit. La réception, l’hospitalité : des passages obligés de l’habiter ?

 

Cet exposé s’appuiera sur des acquis de l’anthropologie et de la sociologie et abordera la question du vieillissement et des modes d’habiter des personnes dites «âgées», à partir d’exemples issus de terrains de recherche.

 

Les travaux de recherche de Jean Paul Filiod portent sur l’univers domestique et la culture matérielle, ce dont témoignent notamment deux ouvrages, Le désordre domestique. Essai d’anthropologie (éditions L’Harmattan) et Faire avec l’objet. Signifier, appartenir, rencontrer (éditions La Chronique sociale). 

 

Ils portent également sur l’école et l’éducation (voir notamment l’ouvrage Anthropologie de l’école, numéro spécial de la revue Ethnologie française) et sur l’éducation artistique et culturelle (de nombreux articles, à partir du terrain Enfance Art et Langages, programme de résidences d'artistes en école maternelle (Lyon, 2002-2015). 

 

Depuis 2005, il est correspondant Leroy Merlin Source (www.leroymerlinsource.fr/les-correspondants/260-filiod-jean-paul) au sein de l’axe Usages et façons d’habiter (www.leroymerlinsource.fr/usages-et-facons-dhabiter).