Les intervenants du séminaire publient


Leurs communications étaient riches ? Elles vous ont laissé sur votre faim ?

Pourquoi ne pas approfondir les thématiques proposées aux travers des ouvrages qu'ils publient ?

Florilège d'ouvrages récents ...

 


CHARLAP Cécile, 2019, La fabrique de la ménopause, Paris, CNRS Éditions.

Dans la société française contemporaine, la ménopause apparaît comme une étape-clé du vieillissement des femmes, souvent vécue avec angoisse, et prise en charge par la médecine. L’on pourrait penser que c’est une façon universelle de considérer un événement qui, après tout, l’est aussi. Il n’en est rien. Selon les sociétés, la cessation des menstruations peut être un accroissement des possibles et des pouvoirs, l’avènement d’une sexualité enfin libérée de la fertilité, ou même un non-événement, ne faisant pas l’objet d’une attention particulière, au point qu’il n’existe pas de mot pour le désigner.

Ce livre offre un point de vue original, celui des sciences sociales, d’autant plus précieux que les représentations de la ménopause se nourrissent presque exclusivement des discours médicaux, qui la considèrent comme une carence, associée à un ensemble de troubles et de risques. Le phénomène naturel devient alors une « maladie » qu’il faut traiter. Face à ce discours « savant » alarmiste, les expériences des femmes apparaissent plurielles et les liens sociaux se révèlent aussi importants que le vécu corporel.

 

22 11 2012 - Communication au CDCS : La construction sociale de la ménopause : quels acteurs, quels mécanismes, quels effets ? 


INGLIN Marie-Hélène, 2019, Écris-moi. AutofiXion, Paris, Éditions Penta.

Second roman, d’Inglin, docteure en littérature générale et comparée. Ses recherches portent sur l'imaginaire littéraire des livres pour la jeunesse et les apports de la psychanalayse à la littérature.

 

La rencontre entre deux écrivains, Jeanne Doré et ArMand Fresnay, redonnera des sources d'inspiration à la première et le point de départ d'un récit d'autofiction au second. Roman de l'écriture et de la création littéraire, "Écris-moi" retrace le déclin de la littérature à travers la confrontation de deux cultures. Le face-à-face de deux subjectivités, hantées par l'obsession d'écrire, se transmuera bientôt en combat à mort...

 

05 06 2018 - Communication au CDCS : Représenter le vieillissement dans la littérature de jeunesse, une affaire de transmission ? 


APPRILL Christophe, 2018, Les cultures du bal, Paris, Presses Universitaires de Paris Ouest.

Aller au bal, c’est faire société et se plonger dans un bain d’existence où la combinaison des sens génère des rencontres imprévisibles. L’érotisation des gestes, des parures et des regards prend son aise. Les émotions s’enchevêtrent. Le désir circule.

Du bal « populaire » à la nostalgie du « petit bal perdu », notre imaginaire fait la part belle aux mythologies et tend à nous faire oublier ses mutations contemporaines. Autour des mouvements revivalistes et de l’émergence des danses du monde, plusieurs cercles d’amateurs se sont structurés. Ils s’y retrouvent autour de danses sans qualité, distinctes des mondes de l’art, mais nécessitant une implication sensible. À travers les affects qui quadrillent les passions, les mondes du bal apparaissent comme une forme de culture puissamment ancrée dans le quotidien. Que produisent ces engagements corporels où le toucher a droit de cité ? Les musiques, les codes, les savoir-faire, la piste et ses entours…, comment s’articulent ces expériences émotionnelles spécifiques qui animent les danseurs jusqu’au bout de la nuit, et de la vie ? En questionnant le sens de ces engagements sensibles et en relativisant sa réputation de lieux de rencontre, cet ouvrage décrypte le rôle et la place des bals dans l’existence des amateurs qui les font vivre.

 

22 11 2017 - Communication au CDCS : Danser à la fleur de l'âge. Les plaisirs retrouvés


BROSSARD Baptiste, 2017, Oublier des choses. Ce que vivent les malades d'Alzheimer, Paris, Alma Éditeur.

Alors que dans le monde près de 50 millions de personnes (800 000 en France) sont diagnostiquées comme souffrant de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée, un point de vue prévaut : la perspective médicale. Ce livre offre une autre approche, complémentaire et critique.

À contre-courant, ce livre propose de concevoir la maladie d’Alzheimer comme une expérience sociale, une expérience de groupe. En effet, à  partir du moment où une personne est soupçonnée de souffrir de ce trouble, son entourage et son environnement changent progressivement ; un réseau d’aide se met rapidement en place et la façon dont les interlocuteurs se comportent avec elle évolue. En fonction notamment de la crédibilité qui lui est (ou non) accordée.

Pour la première fois, une enquête sociologique nous immerge dans le bureau des gériatres et jusqu’aux couloirs des établissements de soins, en passant par le domicile des patients. Sociologue habitué à faire du terrain, Baptiste Brossard a mené l’enquête auprès des patients, mais aussi des médecins, des soignants, des familles, des proches, des aidants et des directeurs d’établissement. Il s’est entretenu avec eux, les a écoutés. Ces témoignages, souvent émouvants, parfois édifiants ou surprenants, montrent que les démences ne peuvent être comprises seulement comme des problèmes de santé. La maladie se façonne aussi à travers les liens qui se tissent autour des personnes.

 

04 02 2019 - Communication au CDCS : Oublier des choses. L'expérience sociale de la maladie d'Alzheimer


BESOZZI Thibaut, 2017, La société des galeries marchandes. Un petit monde de personnes âgées au coeur du centre commercial, Paris, Éd. du Téraèdre.

Plus que jamais, les centres commerciaux sont aujourd'hui le théâtre privilégié de la société de consommation. Mais sont-ils toujours fréquentés par des « consommateurs » ? Cet ouvrage propose un regard original sur la vie sociale des galeries marchandes, de ces espaces typiques de la modernité urbaine. L'auteur s'est plongé à l'intérieur d'un centre commercial pendant plusieurs mois ; il y découvre un petit monde d'habitués qui s'approprient quotidiennement les fauteuils et bancs disposés dans les galeries marchandes, révélant alors l'importance des liens sociaux qui s'y nouent.

 

23 05 2017 - Communication au CDCS : Ethnographie d'un petit monde de personnes âgées au coeur d'un centre commercial


APPRILL Christophe, 2017, Le goût du corps, Paris, Mercure de France.

Qu'il soit glorieux, souffrant, obscène, dissimulé, sexuel, érotique ou socialisé, le corps est partout. Il intéresse les sociologues, les artistes, les sémioticiens, les médecins, les adeptes du développement personnel et les écrivains. Il a même son propre langage : toucher et être touché, sentir et donner à sentir... Parfois le corps s'impose naturellement : rapports amoureux, acte sexuel, moments de danse. C'est cette petite musique des corps que les écrivains donnent à entendre. Le corps dans tous ses états, en compagnie de Paul Nizan, Jean-Paul Sartre, Daniel Pennac, Roland Barthes, Stéphane Mallarmé, Antonin Artaud, Erri de Luca, Romain Gary, Hanif Kureishi, Constantin Cavafy, Charles Baudelaire, Boris Vian, André Pieyre de Mandiargues, Clément Marot, Marcel Proust, Mathieu Riboulet, Zola, Franz Kafka, Octave Mirbeau et bien d'autres...

 

22 11 2017 - Communication au CDCS : Danser à la fleur de l'âge. Les plaisirs retrouvés